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A l'âge adultes, le femmes souffrent deux fois plus de dépression que les hommes, et ceci est valable pour tout les pays de la planète.A L'enfance, cependant, les filles ne semblent pas être plus dépressives que les garçons. Selon les études,Cette tendance féminine pour la baisse d'humeur apparaît à partir de l'âge 13 à 15 ans. Les modèles complets pour expliquer ce phénomène manquent, mais des mécanisme affectif(réactivité émotionnelle), biologique (prédispostion génétique,Pics hormonals et le timing de la puberté et du développement pubertaire) et cognitif(la conscience de son corps,etc..)intégrés tous à la fois avec des évenement négatif de la vie, sont les facteurs prédisposants à une vulnérabilité mentale plus importante au début de l'adolescence.(6)
Il naît normalement dans le monde 105 garçons pour 100 filles et cette constante biologique de l’espèce humaine est immuable. Pourtant la proportion de garçons chez les nouveau-nés s’est mise à augmenter dans les années 1980 dans plusieurs pays d’Asie de l’Est, notamment en Chine et en Corée du Sud . Une préférence marquée pour les garçons existe dans ces pays en raison du fait que la société y est fortement patrilinéaire – la propriété et les droits s’y héritaient de père en fils il y a encore peu de temps – et la place des femmes est réduite, ce qui fait que les familles tiennent beaucoup à avoir au moins un enfant mâle pour perpétuer la lignée masculine.
Cet enfant devra prendre soin des parents pendant leurs vieux jours et leur rendre ensuite le culte dû aux ancêtres comme il en est coutume dans le confucianisme.en fait Depuis les temps anciens, selon le dicton chinois :« les trois moments les plus beaux de la vie sont la réussite à l’examen impérial, le mariage et la naissance d’un fils ».
L'inde elle est une des seules nations, à l'instar de la Chine, dont la population se caractérise par un continuel nombre de filles inférieur à celui des garçons. le recensement indien de 2001 a dénombré 108 garçons pour 100 filles. Dans le contexte patriarcal indien, où le fils est d'une importance familiale primordiale par rapport à la fille qui coûte très cher à ses parents, l'infanticide des filles est relayé depuis trois décennies par l'avortement sélectif des embryons femelles. Ces deux pratiques se traduisent par des taux déséquilibrés entre filles et garçons. Depuis plusieurs années, le gouvernement tente de lutter contre les techniques de sélection sexuelle qui se développent. Mais l'opinion publique n'est pas unanime et les médecins, principalement dans le privé, en ont fait une véritable manne économique.
Quoique très éloignés géographiquement de la Chine et de l’Inde, les trois pays du Caucase (Géorgie, Arménie et Azerbaïdjan) ont connu le même phénomène de hausse du rapport de masculinité à la naissance dans les années 1990 jusqu’à près de 118 garçons pour 100 filles en 2001 . Comme en Asie de l’Est et du Sud, le phénomène vient d’avortements sélectifs d’embryons féminins.(1)
De l'infanticide au foeticide féminin
La masculinité anormalement élevée des naissances en Chine et en Corée pourrait aussi s’expliquer par l’infanticide des petites filles. Cette pratique est signalée depuis longtemps en Chine et dans d’autres pays d’Asie et elle s’accompagne souvent denon-déclaration de la naissance de l’enfant éliminé, ce qui contribue au déficit apparent de filles dans les statistiques. Mais la masculinité des naissances était à peu près normale dans les années 1970, signe que l’infanticide des petites filles avait reculé ou n’était pas si répandu qu’on l’imaginait. La possibilité depuis une vingtaine d’années d’avorter des filles permet d’éviter l’infanticide et doit contribuer au contraire à en diminuer la fréquence. On ne peut davantage expliquer l’augmentation de la masculinité des naissances depuis deux décennies par la non-déclaration des filles : si certaines ne sont pas enregistrées à l’état civil lors de leur naissance, peu d’entre elles échappent ensuite au recensement de la population étant donné le soin mis à le réaliser.(1)
D'autres méthodes plus radicales existent pour éliminer les bébés filles après la naissance tels que l’empoisonnement, l’égorgement, la privation de nourriture, la suffocation et la noyade.
L’élimination de fillettes dans les villages du Nord Arrot en Inde est souvent justifiée par des causes naturelles ; on les dit mort-nées. Certains parents arrivent même à obtenir des faux certificats de décès auprès de médecins corrompus. Les corps des enfants sont ensuite brûlés afin de détruire toute preuve. Lorsqu’il est prouvé que les parents empoisonnent leurs fillettes, ils changent de méthode en laissant par exemple le bébé mourir de faim.Selon certains rapports, de mauvais traitements sont infligés aux mères et aux nouveaux-nés si l’enfant est une fille plutôt que le fils désiré. La mère et le nourrisson sont maltraités parce qu’ils sont perçus comme une charge et souvent ne reçoivent aucun soin médical. 90% des infanticides surviennent dans les familles où il y a déjà deux filles. Si elles survivent, elles vont vraisemblablement souffrir de négligence puisque les parents méprisent ouvertement ces petites filles. Il est à noter que la plupart des meurtres de ces fillettes sont commis par les femmes âgées de la famille. (2)
La méthode utilisée dans les pays où la proportion de garçons a augmenté consiste à déterminer le sexe de l’embryon pendant la grossesse et à avorter s’il n’est pas celui désiré. La méthode n’est pas efficace à 100%: elle permet d’éviter la naissance d’une fille, mais n’assure pas la naissance d’un garçon. Plusieurs grossesses et plusieurs avortements successifs peuvent donc précéder la naissance d’un garçon, certains couples ne réussissant toujours pas au bout de plusieurs tentatives. La méthode suppose en outre que l’on puisse déterminer le sexe du foetus pendant la grossesse.
En fait,ce n’est que depuis 1972 qu’on sait le faire en prélevant des cellules foetales par amniocentèse et en établissant le caryotype. Le procédé est cependant lourd et coûteux. Il reste l’apanage des pays riches ou d’une minorité aisée des pays pauvres. Le perfectionnement de l’échographie dans les années 1970 et sa large diffusion depuis les années 1980 grâce à la mise au point d’appareils de dimension réduite et de faible coût a rendu le diagnostic du sexe pendant la grossesse accessible au plus grand nombre. Cette méthode permet de connaître le sexe sans trop d’erreurs à partir de 3 à 4 mois de grossesse
Les femmes manquantes
Avec 100 millions de femmes de moins que d’hommes, l’Asie est le continent le plus masculin au monde.UNE SITUATION UNIQUE AU MONDE, UNIQUE DANS L’HISTOIRE - La Chine et l’Inde comptabiliseraient à elles seules 80 millions de femmes manquantes. Malgré le premier cri d’alarme lancé en 1990 par Amartya Sen, économiste indien devenu prix Nobel d’économie en 1998, la situation a encore empiré.
Doit-on s’attendre à une extension planétaire du phénomène? Ce n’est pas sûr : plusieurs pays d’Asie de
l’Est ou du Sud où la fécondité a fortement baissé récemment ont toujours un rapport de masculinité normal (Indonésie, Vietnam, Singapour). Le phénomène n’est pas davantage apparu dans les pays voisins du Caucase (Russie, Iran, Turquie) ou en Asie centrale.
Il en est de même au Bangladesh et au Pakistan, mais la fécondité de ces pays, même si elle a baissé, reste encore assez élevée et il est possible qu’ils seront touchés lorsqu’elle aura chuté à leur tour. Sans parler du reste du monde (Amérique latine, Afrique, Amérique du Nord, Europe) où là aussi le rapport de masculinité est resté normal jusqu’ici. Cependant, même si le phénomène doit rester limité à quelques pays, il a une dimension planétaire en raison du poids démographique de deux d’entre eux – la Chine et l’Inde regroupent 38 % de la population mondiale et le tiers des naissances mondiales.
Que le déséquilibre des sexes à la naissance s’étende ou régresse à l’avenir, des générations d’enfants sont déjà nées avec une surreprésentation de garçons. Ils risquent d’en subir les effets tout au long de leur vie, notamment lorsqu’ils auront l’âge de se mettre en couple: en 2020, le nombre d’hommes sans épouse et sans enfants devrait atteindre 28 à 32 millions en Inde, et 30 à 40 millions en Chine. En effet, le meurtre des filles signifie moins de femmes et de mères pour les générations à venir, donc une décélération rapide de la croissance démographique et surtout un déséquilibre accru de la population mondiale entre hommes et femmes.
Dans un proche avenir, nous pourrions assister à ce qu’Amin Maalouf a décrit dans son livre « Le premier siècle après Béatrice » : "Aujourd’hui tare sociale, le culte du mâle deviendrait alors suicide collectif". On assisterait alors à "l'autogénocide des populations misogynes."(2)
A l’Antiquité, les savants sont encore bien loin de soupçonner l’existence des chromosomes et diverses théories fleurissent. En particulier, Aristote suggère que l’été est plus propice à la conception d’une descendance masculine et déclare que plus la passion est brûlante, plus les chances de donner naissance à un garçon sont élevées. Il place ainsi la différence entre les deux sexes dans une opposition de froid et de chaud. Il défend que la femme est un homme "inachevé" justement à cause de sa froideur qu’il considère comme un frein au développement des attributs masculins. Le modèle de la "température" persiste au fil des siècles et prend toute sa mesure à la Renaissance. L’homme et la femme y sont définis par une série d’oppositions : froide/chaud, imparfaite/parfait, humide/sec, intérieure/extérieur. Selon ce concept, le sexe de la femme est naturellement un sexe masculin inversé que la froideur retient à l’intérieur du corps. Il faudra attendre le siècle des Lumières pour que l’homme et la femme soient décrits d’un point de vue purement anatomique.
Photo de JS Monzani
Fille de l'Air et de la Terre,comme dit la légende, la colère et l'un des sentiments humains les plus archaïques.Source de tension et d'animosité, elle alimente depuis toujours les révoltes et les guerres. "La colère c'est la violence des faibles"dit-on,pourtant la colère est souvent associée à tort ou à raison à la violence.Que l'on soit expressif ou pas , les moments de colère font émerger, la part la plus "forte" de chacun. Mais pourquoi fait elle peur ?
La colère, c'est quoi?
Vient du grec kholê, "bile", qui a donné cholera. La colère
Dans la tradition catholique, la colère fait partie des sept péchés capitaux.Chez les bouddhistes, elle fait partie des trois poisons de l'esprit, avec l'avidité, ou Trishna, et l'ignorance, ou Avidyā.
"Les Dieux sont autocrates. Ils ont confisqué l'immortalité et la colère". Seul Dieu a le droit d'être en colère" : c'est l' ire de Dieu, un flot d'ouragan, un souffle torride qui balaye tout sur son passage(2).Dans les versets coraniques et dans les hadiths, « La colère est une braise qui s’enflamme dans le cœur du fils d’Adam. » et ,vertueux est celui qui la contient :« Le serviteur qui retient sa colère pour la face d'Allah, Allah empli son cœur de foi »(*).
Plus scientifiquement parlant,La colère est comme la peur, la joie, le dégoût ou encore la surprise, régis par deux structures anatomiques essentielles : l'hypothalamus et système limbique , celui ci fait partie de ce qu'on appelle le cerveau primaire.Et si on dit que lacolère est l'animal en nous, c'est que pendant la colère, le cerveau limbique(siège de nos émotion)s'impose par opposition au néocortex : siège des pensées , du langage etc..
Comme toute émotion, la colère est accompagnée de changements physiologiques et biologiques : le rythme cardiaque et la pression sanguine augmentent, tout comme le taux d'adrénaline qui envoie alors à notre cerveau le message qu'il y a menace et que nous devons réagir. Bien qu'il puisse s'agir d'une menace physique, le plus souvent c'est lorsque notre amour-propre ou notre dignité est menacée que nous réagissons avec colère . Le fait d'être traité injustement, d'être bafoué, ridiculisé ou humilié entraîne souvent de l'agressivité. S'ensuivent des ruminations qui, à leur tour, attisent notrecolère. La colère se nourrit de la colère. On observe alors un processus d'escalade où une pensée en entraîne une autre, qui nous met davantage en furie et qui peut dégénérer rapidement en violence. Cette violence peut être refoulée et retournée contre soi ou elle peut exploser et être tournée contre les autres. Dans un cas comme dans l'autre, ces deux extrêmes peuvent entraîner des conséquences très fâcheuses.
Ce phénomène d'escalade explique, entre autres, pourquoi un événement bénin peut provoquer chez une personne, déjà énervée et irritée, une réaction violente et disproportionnée.(3)
Colère et violence
Contrairement à une opinion populaire, la colère intense ne conduit pas nécessairement à la violence. C'est seulement chez les personnes déjà prédisposées à la violence qu'une forte colère débouche ainsi. Il faut d'autres facteurs que la colère elle-même pour expliquer l'action brutale même si, chez le violent, c'est souvent la colère qui sert de déclencheur.
À force d'associer l'agressivité à la violence, on en vient souvent à vouloir réprimer l'expression de la colère elle-même. Mais cette direction conduit directement à une impasse et à des conséquences néfastes qui ressemblent étrangement celles qu'on voudrait éviter: plus de violence destructrice.
Il est impossible de faire disparaître la colère; elle fait partie du répertoire fondamental de la vie émotionnelle. Il s'agit d'une émotion normale qui, comme toutes les émotions, est saine en elle-même. Comme les autres émotions, elle est même nécessaire aux processus adaptatifs qui permettent de conduire notre vie et nos rapports avec les autres.
La colère éclatée est l'inverse de la colère canalisée; soit qu'elle reste sans cible, soit qu'elle vise une mauvaise cible. On peut penser, par exemple, à la personne qui tempête contre tout et tout le monde ou à celle qui se soulage sur un bouc-émissaire. On peut évoquer aussi celle explose pour se soulager, sans se soucier des conséquences. Il est évident que ces manifestations de colère ne peuvent déboucher sur la satisfaction que par accident. (5)
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les bienfaits de la colère
La colère peut se comparer à des murs infranchissables, des obstacles qui se dressent devant nous et provoquent notre frustration. Nous sommes, très souvent, les premiers responsables de sa présence sur notre route, parce que ces murs, on les érige soi-même. Elle nous apprend surtout à améliorer notre capacité à créer des solutions multiples. Les notions d’estime de soi et de respect des autres tiennent un rôle déterminant dans la façon de vivre nos révoltes intérieures.
La colère peut être bien vécue et faire avancer les choses. Cependant, mal contrôlée et mal vécue, elle peut envenimer des situations et les faire tourner au désastre pour soi et pour l’entourage et déboucher sur des comportements désordonnés et destructeurs. Nous sommes profondément conditionnés à faire route avec nombre de ces situations où apparaîtront de l’agressivité, de lacolère , des sentiments d’injustice ou de la rancoeur. Nous pouvons choisir de ne jamais riposter si on nous attaque. Mais nous pouvons aussi choisir de développer des outils d’affirmation personnelle qui nous permettront de composer le plus harmonieusement possible avec le monde qui nous entoure et d’améliorer nos rapports avec ceux qui vivent près de nous. (4)
Plus loin encore, des études faites sur des femmes atteintes de cancers on a montré que l’espérance de vie est plus grande si ces dernières expriment leur colère. Au cours d’entrevues effectuées auprès d'elles , on a vu se manifester des comportements de rage comme moyen de survie, et aussi comme une technique cruciale qui permette à ces femmes de se regrouper et de recréer des liens avec leur propre personne.(6)
Colère et ressentiment
Le ressentiment s'apparente à la rancune; les deux expériences s'organisent autour d'une colère conservée. Celle-ci n'est pas toujours présente à la conscience, mais on y réfère de temps en temps, ce qui réveille l'animosité.
En plus de cette colère statique, le ressentiment renferme une importante tristesse. Cette dernière est cependant peu apparente, car la colère lui sert de paravent. Comme la rancune, le ressentiment résulte d'une colère avortée et s'applique à un événement qui est terminé. Cet événement peut être récent ou appartenir à un passé lointain.
Contrairement à la rancune, qui est surtout statique, le ressentiment est une expérience qu'on pourrait qualifier de "vivante". En effet, la personne qui l'éprouve conserve précieusement sacolère et va même jusqu'à la cultiver en ramenant à sa mémoire les faits qui l'ont déclenchée. La tristesse, par contre, est ignorée autant que possible, comme si la ressentir pouvait diminuer lacolère à laquelle on ne veut pas du tout renoncer.
Le ressentiment se caractérise aussi par le fait qu'il s'appuie sur la perception d'une d'injustice. C'est à cause de cette perception que celui qui l'éprouve ne veut pas se départir de sacolère . Ne pas conserver son ressentiment serait à ses yeux une façon d'endosser l'inacceptable. De plus, il désire empêcher le responsable de cette injustice de se sortir indemne de la situation. Cet objectif se manifeste souvent par une recherche de vengeance qui n'a pas de fin.
Aussi, il faut savoir que le ressentiment est toujours un choix (éclairé ou non). C'est souvent l'option la plus facile pour celui qui ne sait pas que sacolère pourrait être traitée différemment. Dans plusieurs cas, ce choix devient délibéré; il sert alors à conserver intacte la mémoire de ce qui l'a choqué.
Le choix du ressentiment contient en plus une volonté de ne pas exprimer la colère et la tristesse de façon complète, directe et avec leur intensité. C'est surtout le cas lorsqu'on éprouve le ressentiment envers des personnes qu'on côtoie encore.
En refusant cette expression, nous maintenons notre ressentiment dans notre expérience présente. Autrement dit, nous portons unecolère étouffée et une tristesse larvée dans notre contact avec ceux à qui nous en voulons.
Le plus souvent, le ressentiment est une expérience émotive que nous désirons conserver intacte. Mais encore plus que la rancune , ce sentiment nous empoisonne la vie. La rancune est rarement au centre de notre expérience. Le ressentiment, au contraire, y occupe une place importante. C'est parce que nous tenons à le cultiver qu'il prend un telle part dans notre expérience actuelle. C'est aussi parce que nous voulons maintenir notre lien avec ce passé.
En résumé, on pourrait donc dire que le ressentiment nous sert à maintenir la force de notre colère et de notre lien émotif avec une expérience passée. Mais en même temps, cette fidélité à notre colère nous maintient dans une position de fermeture et de tristesse tout en nous interdisant tout nouveau contact qui pourrait être réparateur.(5)
Bref,
bien qu'elle soit considérée comme une énergie négative, la colère est avant tout cet instinct de survie qui s'érige au front du monde, et qui tend à défendre cette part de nous menacée.
et bien que je me considère de ceux qui contiennent mal leur colère, je ne lui ai trouvé d'éxutoire que dans le silence. Reste à chacun d'employer sa respiration, ou son stylo, pour la faire éteindre, tant que le cerveau n'ait pas pris feu.


La douleur, ça se passe dans ma tête ?
Ecchymose , plaie, contusion, hématome, souvent il n'en est rien.La douleur existe d'elle même sans dommage apparent.Il ne suffit plus alors de se tâter le corps pour trouver là où elle se cache, le mal provient de plus haut: le cerveau..On appelle ceci douleur psychogène.
Cette douleur est réelle. Les patients insistent pour convaincre certains thérapeutes récalcitrants. En réalité, elle entrent dans ce qu'on appelle le trouble douloureux, où les facteurs psychologiques jouent un rôle dans le déclenchement de la symptomatologie, dans son intensité et son aggravation ainsi que dans sa persistance.
Le trouble psychogène renvoie à des étiologies psychiatriques multiples. Ainsi La douleur dans les névroses post-traumatiques, faisant suite à des accidents de toutes sortes, inscrit dans le corps douloureux la trace mnésique indélébile de l’événement qui a menacé l’existence(1). l'exemple le plus probant est celui du membre fantôme.
Le terme membre fantôme désigne le fait qu'une personne amputée d'un membre en ressente encore la présence, le plus souvent de façon douloureuse.Cette sensation est vécue par au moins les deux tiers des nouveaux amputés, et après un an plus d’un tiers s’en plaint encore. Souvent, elle diminue avec le temps, aussi bien en intensité qu’en fréquence. Mais il arrive qu’elle réapparaisse avec autant d’impact qu’au tout début.elle peut être parfois remplacée par des sensations de chaud, de froid, de picotements, de fourmillement, de crampe, de constriction. Essentiellement tous les types de sensations que le membre a pu faire ressentir durant son existence avant l’amputation.
Ces sensations sont expliqué par le fait qu'une partie du cerveau qui a toujours ressenti le membre fait état de sensations au reste du cerveau. La partie pensante du cerveau sait, elle, que le membre a été amputé. Il existe alors des informations très différentes voire paradoxales qui se promènent dans la tête et l’esprit.(2)
Douleur et souffrance, quelle est la différence?
Quelle que soit l’étiologie d’une douleur, même d’origine psychologique (deuil, traumatisme, séparation) elle est vécue par la personne comme n’importe quelle autre douleur.
L’état psychique influence fortement la perception de la douleur. La douleur est plus difficile à supporter si la personne est déprimée ou anxieuse et de nombreuses douleurs chroniques se rencontrent dans les problématiques de pathologies du lien (divorce, licenciement, retraite, décès, abus sexuel). Alors qu’une douleur qui persiste sans être prise au sérieux peut provoquer un tableau dépressif et une maladie dépressive peut s’exprimer uniquement sur le mode
douloureux (migraines ou lombalgies). .(3)
Cependant si la douleur morale est considéré comme une pathologie psychique , elle a une signification différente de la douleur corporelle: celle de la souffrance.
En fait la souffrance est ce qui fait dire "je suis mal"alors que La douleur est ce qui fait dire "j’ai mal".L’étymologie du mot "souffrance" est d'ailleurs très intéressante :le mot souffrance vient de deux mots latins : le préfixe "sub" qui signifie "en dessous" et le verbe "ferre", qui signifie "porter".Le mot représente donc l’image d’un support, qui porte tout ce qui se trouve dessus.
Au sens le plus philosophique des deux termes , on se l'explique par le fait que :
"La douleur est sa propre réalité alors que la souffrance est son propre sens, le paradoxe étant qu’il est impossible au sens d’être sa propre réalité, tout sens étant renvoi, extériorité à soi, rappel ou anticipation d’autre chose. Alors que la douleur pourrait idéalement être bloquée en elle-même, circonscrite en son lieu particulier et par là ramenée à l’existence, la souffrance est sa propre extériorité et par là déjà rapportée à la vie. Son extériorité n’est pas l’extériorité d’une chose relativement à une autre mais celle du sens relativement à lui-même. "(4)
Autrement dit , si la douleur constitue la sensation nociceptive consciente, la souffrance elle est l'expérience de cette sensation, que le cerveau intègre dans l'inconscient.
Ceci dit la fil fin qui sépare les deux est souvent source de confusion et par abus de langage on dit de quelqu'un qu'il souffre du dos ou qu'il est en douleur à la suite d'un deuil etc..
la douleur ça se soigne comment?
Fini le temps ou les chirurgien opéraient sans anesthésie, ou celui les femmes accouchaient dans la douleur , aujourd'hui remédier à la douleur est une priorité, et pour ceci on fait appel aux antidouleur.
Le terme antidouleur désigne les procédés mais également et avant tous les médicaments destinés à lutter contre la douleur. Le terme scientifique équivalent est antalgique. Du grec an, privatif et algos "douleur", il s'agit de médicaments (appelés également analgésique) qui permettent d'atténuer, voire de supprimer la douleur.Les antalgiques les plus puissant et les plus anciens sont les opiacés , substances dérivés de l'opuim.
La petite histoire de l'opium
le pavot à opium est connu depuis plus de 4 mille ans avantJ-C. Des graines et des capsules ont été retrouvées dans des habitats néolithiques européens datant de cinq mille ans avant notre ère. Les Sumériens le connaissaient près de quatre mille ans avant notre ère et une de leurs tablettes le qualifie de plante de la joie. Il était largement utilisé aussi dans l'ancienne Égypte, notamment par les Pharaons, non seulement à des fins thérapeutiques mais également pour ses propriétés psychotropes*. Dans la Grèce antique, il figurait sur des monnaies et la déesse Déméter( déesse greco-romaine de l'agriculture)était représentée avec des plantes de pavot dans ses mains. Le Népenthès, boisson procurant l’oubli de tous les chagrins décrite par Homère dans L’Odyssée, contenait vraisemblablement de l’opium de même que le soma de l’Inde antique. Il a probablement été introduit en Inde par les armées d’Alexandre le Grand trois siècles avant notre ère mais sa culture ne s’y est développée que vers le neuvième siècle. A la fin du treizième siècle, Marco Polo observa des champs de pavot dans le Badakhshan, région du nord de l’Afghanistan où se trouvent encore aujourd’hui de nombreuses plantations.
La morphine fille ainée de l'opium
AU XIX siècle, les progrès de la chimie permettent d'isoler une substance active pure de l'opium : cette substance fut nommée morphine, en référence à Morphée, le dieu grec des rêves. La découverte des autres alcaloïdes de l'opium (plus de 20 substances actives différentes) suivit rapidement celle de la morphine. Au milieu du siècle, l'utilisation des alcaloïdes purs commença à se répandre dans le monde médical, prenant le pas sur l'utilisation de préparations d'opium non raffiné.
Utilisée à grande échelle sur les champs de bataille (Crimée 1854-1855, guerre de Sécession aux Etats-Unis 1861-1865), elle génère la « maladie du soldat », première toxicomanie moderne. Son efficacité contre la douleur et la renommée acquise dans les traitements contre la tuberculose, désigne la morphine comme un traitement dénoué de toute composante addictive. Les soldats dépendants à la morphine seront soignés par la suite par un nouveau dérivé opiacé, l’héroïne.
Elle est alors utilisée pour tout et par tous, en particulier dans le milieu médical où on découvre son effet dysphorisant se développe alors le morphinisme.
C'est devant cette montée de toxicomanie qui n'était pas seulement le fait de la morphine, mais également d'autres substances, que le corps médical amalgama propriété antalgique et propriété dysphorisante en condamnant d'un seul bloc le médicament.
Ce n'est qu'au début des années 50 que les hospices anglais redécouvrent les bienfaits de la morphine en composant le cocktail de Brompton( cocktail fait de morphine ou héroine associé, à la cocaïne et l'alcool)mais le réservant encore seulement aux derniers moments de la vie.(6)
En soi, l'effet de la morphine comme calmant est sûr et de durée limitée. Mais l'accoutumance à la morphine peut poser un réel problème. C'est encore plus le cas avec l'héroïne, qui contient une morphine chimiquement modifiée, atteignant le cerveau beaucoup plus rapidement. L'héroïne engendre ainsi beaucoup plus de dépendance que la morphine.
Un grand problème posé par l'héroïne est que son effet s'arrête tout aussi brutalement qu'il commence. Le consommateur est subitement confronté à un creux, ce qui revient à une invitation très pressante à reprendre une dose, c'est le syndrome de manque. qui se voit lors des crise de sevrage des toxicomanes par des : sueurs, larmoiement, mydriase, douleurs musculaires et crampes, troubles digestifs (vomissements, diarrhée), hypertension, anxiété, agressivité, hallucinations.
Découverte au cours des années 1970 par Hans Kosterlitz et John Hughes dans le cerveau d'un cochon, l'endorphine(association entre endo =endogène et de morphine) initialement appelé Enképhaline (du grec enkephalos: dans la tête) est une morphine endogène produite naturellement par le corps humain, et retrouvée notamment au niveau du système digestif, de la moelle épinière et même du cerveau. Après une expérience faite sur un rat, l'on remarqua que, ces récepteurs opiacés étaient à l'origine de sensations de plaisir chez les mammifères. Mais à quoi servent exactement les endorphines ?
Les endorphines ont pour rôle, de contrôler de la respiration et le transit gastro-intestinal, de moduler la réponse hormonale et celle immunitaire, de provoquer des sensations de plaisir, de diminuer le stress et d'atténuer la douleur, de provoquer le sommeil ainsi que le sentiment amoureux durable.
Les effets des endorphines se mesurent au niveau de la libération en grande quantité, où, elles peuvent provoquer un sentiment d'euphorie, d'extase ou encore une sensation quasiment comparable à la prise de drogue, sauf que ces dernières sont bénéfiques à l'organisme.
Les endorphines permettent à l'organisme de garder son équilibre, son bien être. Et tout stress, toute situation exigeant de rester en alerte, entraîne une augmentation de notre sécrétion d'endorphine..(7)
L'amour opium du peuple?
Il est maintenant prouvé que les endorphines est l'un des principaux composant du cocktail de l'Amour.En effet le sentiment amoureux en plus de l'acte amoureux inondent le corps d'endorphines., et la notion de septième ciel qu'on décrit lors de l'orgasme serait en rapport avec un point de secrétion culminant d'endorphines.
Par ailleurs,L'hypothèse de la saturation du cerveau émotionnel en endorphines lors du bonheur amoureux expliquerait le phénomène que représente le chagrin d'amour qui suit une rupture amoureuse.
D'après un article publié par Dr Jacques VIGNE, une étude du Dr Levine de l'université de Californie l'endorphine peut être reliée indirectement à la méditation: Levine a montré que les endorphines médiatisaient l'effet placebo, c'est-à-dire que les patients qui suppriment leur propre douleur en croyant avoir reçu un médicament efficace le font par l'intermédiaire des endorphines. . L'effet placebo est un exemple particulier d'auto-suggestion qui est une méthode qu'on peut relier sans difficulté à de nombreuses sortes de méditation, même si ces dernières ne sont pas réductibles exclusivement à une auto-suggestion.
Donc Si les endorphines permettent d'expliquer le bien-être éprouvé en méditation ,Si par une pratique précise on peut fabriquer sa propre morphine à l'intérieur du corps, n'est-ce pas un gage d'autonomie par rapport à toutes sortes de dépendances, depuis la drogue et l'alcool jusqu'à cette dépendance fondamentale qui consiste à rechercher le bonheur à l'extérieur alors qu'il est déjà là, présent en nous?
Pour boucler la boucle
Finalement ,qu'elle soit vécu comme une sanction ou comme une voie de purification , la douleur est avant un moment de détresse et de peur qui atteint l'homme au plus profond de lui-même . toute réflexion dessus amène à réfléchir sur les rapports très étroits de l'esprit et du corps, et la compréhension de plus en plus fine du phénomène montre qu'il ne peut y avoir de dichotomie (séparation) entre le somatique (le corps) et le psychique, sauf éventuellement en ce qui concerne le mécanisme générateur du processus algique.
De plus si Hippocrate disait, il y a bien longtemps, que « soulager la douleur est une chose divine ». bien qu'il voulait dire que la douleur était l’affaire des dieux,Le traitement de la douleur se trouve malgré lui intimement lié à aux notions de paradis et d'enfer, que ce soit de par la representation culturelle de la douleur que celle de la quête de paradis artificiels aussi éphémère soit-il à l'origine du trafic florissant de stupéfiant dans le monde et qui laisse croire qu'il est utopique d'imaginer de nos jours un monde sans drogues.
(1) Extraits de La douleur, point de vue d’un psy !(Pr Zouhair EL HECHMI ,société tunisienne de medecine interne)
(3)La douleur en question( Société d’étude et de traitement de la douleur)
(*)psychotrope:Le terme psychotrope signifie littéralement qui agit, qui donne une directionà l'esprit ou au comportement (psycho). (trope)
(6)psydoc
(7)Aqua design
(8)Phiol-5
pour en savoir plus:
Le tour du monde des drogues(dossier du Routard)
La douleur un état d'esprit?
Si l'environnement socio-culturel et idéo-religieux ,intervient fortement dans l'imprégnation de l'anatomie de la douleur ,ceci revient au fait qu'il conditionne le seuil de de tolérance de chacun face à celle ci.Car il existe bien un contraste entre les différentes population dans leur capacité à supporter l'intensité de la douleur.
"Dans certaines cultures, chez ceux qui pratiquent la scarification (incision rituelle de la peau), par exemple, la capacité à tolérer la douleur semble très élevée, surtout comparé à la culture Nord-Américaine où le moindre mal de tête justifie le recours immédiat à un antidouleur."
Ainsi il semble que nous, méditerranéen,avons un seuil de tolérance à la douleur assez bas( le sang chaud y est peut être pour quelque chose!)mais les disparités existent entre les individus de la même population.J'ai moi même remarqué qu'en faisant des points de suture certains hurlaient sans cesse alors que d'autres me laissaient finir sans broncher( et ce sont pas du tout des enfant).
La douleur n’est pas une sensation comme les autres. Sa perception correspond à la prise de conscience d’une agression menaçant l’intégrité de notre organisme. Prenons l’exemple d’une brûlure. Outre le bon réflexe qui consiste à retirer son doigt du liquide bouillant, la peau émet un message du type : « Ici la peau, récepteur spécialisé chaleur appelle cerveau… »
La moelle épinière assure la transmission du message à son destinataire final, le cerveau. Arrivé là, le message douloureux va être comparé à d’autres, déjà mis en mémoire. Ce qui explique vraisemblablement les différences de réactions : exubérantes ici, stoïques ailleurs selon éducation ou la culture. "(2)
Ceci dit si le seuil de tolérance n'est pas le même , le seuil de sensibilité lui est le même pour tous même s'il existe des différences selon l'âge et le sexe .
Donc Le soi-disant "Un homme ça ne pleure pas", n'est peut être pas une phrase vieillote qui n'a plus sa place dans ce monde où on clame haut et fort la parité.Car que l'on le veuille ou non la nature a décidé autrement, les hommes sont plus endurants! Cependant quand il s'agit de l'enfant , la douleur reste très énigmatique et assez negligé puisqu'entre alors en jeu l'angoisse des parents( les petits bobos de rien du tout se transforme en vrai cauchemards) mais il est prouvé maintenant que le nouveau-né (et le petit nourrisson) traverse une période d'hypersensibilité qui fait qu'il peut ressentir comme douloureux des stimulations qui ne le seraient pas pour un grand enfant ou un adulte, et cela en raison de la mise en place tardive de ses mécanismes de contrôle de la douleur (mécanismes inhibiteurs qui font que tous les stimuli douleureux ne sont pas interprétés systématiquement par le cerveau).Ainsi, non seulement il ressent très précocement la douleur, mais de manière exacerbée.(5)
Quand la douleur joue à cache-cache
Si la douleur laisse poser des questions sur sea signification , son origine est aussi sujet à beaucoup d'interrogation.En effet, il s'est avéré que la douleur ne reste pas la où elle naît mais elle irradie souvent dans une autre région du corps, on parle alors de douleur projetée.
En fait,Les douleurs projetées sont des douleurs qui ont pour origine un organe précis, mais qui vont être ressenties à un autre lieu. Ainsi une vésicule biliaire pourra donner une douleur au niveau du dos, l'infarctus cardiaque va donner des douleurs au niveau de la mâchoire ou du bras gauche.Un calcul rénal peut donner une douleur dans la face interne des cuisses.etc..
Selon la façon dont la moelle épinière traite les signaux douloureux peut être influencée par les signaux transmis par d'autres neurones. Il arrive que des neurones somatiques et des neurones viscéraux se rencontrent à l'intérieur d'unsegment dans la moelle épinière. Si un seul neurone est inondé chroniquement de signaux douloureux, les influx nerveux finiront par déborder et d'autres neurones en seront affectés. Lorsque cela se produit, on parle de douleurs projetées ou référées. Ce phénomène explique l'origine des douleurs intenses qu'éprouvent souvent dans le bras les victimes de crise cardiaque. De plus, les douleurs projetées peuvent faire en sorte qu'une anomalie située dans un organe profond de l'organisme provoque des douleurs dans la paroi abdominale. Ces points douloureux, qui ne constituent pas la vraie source de la douleur, s'appellent des points gâchettes ou des points de déclenchement.(6)
(1)Arthrite.ca
(2)Sos fin de vie
(3)e-santé
(4)Science presse

Du latin dolor , "La douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, liée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite en termes d’une telle lésion. La douleur est toujours subjective. Chaque individu l’apprend au travers d’expériences provoquées par des blessures au début de la vie. C’est clairement une sensation dans une (ou des) partie(s) du corps mais qui est également désagréable et donc une expérience personnelle".(1)
Ceci signifie donc que la douleur peut être assocoiée ou non à un élement nociceptif c'est à dire engendrant cette douleur.En effet, La nociception (du latin nocere, faire du mal ) est un phénomène purement physiologique. La survenue d’une lésion tissulaire stimule les nocicepteurs localisés dans la peau et les autres tissus de l’organisme. L’information est alors véhiculé sous la forme d’une impulsion électrique par des fibres spécialisées des nerfs périphériques jusqu’au système nerveux central. Le stimulus nociceptif doit atteindre un seuil minimal pour provoquer la douleur( Ce seuil est abaissé au cours de la réaction inflammatoire qui accompagne toute lésion tissulaire).(2)
Ayant perçu la sensation de douleur, il est pour autant souvent difficile de décrire le ressenti de ce phénomène douloureux ,d’en donner une définition précise et d’expliquer sa cause .En fait, l’expression du vécu de la douleur est étroitement liée à la conception du fait douloureux. Or celle-ci a évolué au cours de l’histoire,et reste fortement imprégné par l' environnement culturel de l'individu.
Dieu pourquoi J'ai mal?
La douleur n’est pas du tout considérée ni prise en compte de la même manière selon les cultures. Chaque peuple a sa propre conception de la douleur. Cette notion s’applique aussi bien aux bénéficiaires de soins qu’aux valeurs des soignants. En effet, ce ne sont pas seulement les malades qui intègrent leur douleur dans leur vision du monde, mais également les médecins et les infirmières qui projettent leurs valeurs, et souvent leurs préjugés, sur ce que vivent les patient dont ils ont la charge. . Les religions sont aussi sources de valeurs, et donc d’interprétation de la douleur d’autrui. Voyons ce qu’il en est en fonction de leurs différences:
D’autre part, les cultures aussi sont sources de valeurs et de croyances. Voici un exemple qui illustre très bien les différences qui existent entre les cultures en ce qui concerne le sens même que l’on donne à la douleur : « Un ethnologue raconte que dans la société qu’il étudie, une femme sachant qu’il possède une trousse de secours lui amène son enfant dont elle dit qu’il a un léger « bobo » au pied, la mère comme l’enfant ne semblent pas considérer la blessure avec gravité. Lorsque l’ethnologue détache le bandage en feuille de bananier de l’enfant, il découvre avec stupéfaction que l’on aperçoit l’os de l’enfant dont le pied ressemble, selon les termes de l’ethnologue à « une masse gélatineuse ». Dans cette même société, on l’appelle une autre fois au chevet d’une petite fille souffrant d’une constipation. Ce dernier cas, d’une gravité moindre aux yeux de l’ethnologue est considéré comme très grave par les membres de cette société du sud-ouest de la Tanzanie, car la constipation peut-être due à une action malveillante, par exemple celle d’un sorcier. ». (3)


