jeudi 16 août 2007

ashes to ashes dust to dust (3)

jeudi 16 août 2007



La douleur, ça se passe dans ma tête ?

Ecchymose , plaie, contusion, hématome, souvent il n'en est rien.La douleur existe d'elle même sans dommage apparent.Il ne suffit plus alors de se tâter le corps pour trouver là où elle se cache, le mal provient de plus haut: le cerveau..On appelle ceci douleur psychogène.
Cette douleur est réelle. Les patients insistent pour convaincre certains thérapeutes récalcitrants. En réalité, elle entrent dans ce qu'on appelle le trouble douloureux, où les facteurs psychologiques jouent un rôle dans le déclenchement de la symptomatologie, dans son intensité et son aggravation ainsi que dans sa persistance.
Le trouble psychogène renvoie à des étiologies psychiatriques multiples. Ainsi La douleur dans les névroses post-traumatiques, faisant suite à des accidents de toutes sortes, inscrit dans le corps douloureux la trace mnésique indélébile de l’événement qui a menacé l’existence(1). l'exemple le plus probant est celui du membre fantôme.
Le terme membre fantôme désigne le fait qu'une personne amputée d'un membre en ressente encore la présence, le plus souvent de façon douloureuse.Cette sensation est vécue par au moins les deux tiers des nouveaux amputés, et après un an plus d’un tiers s’en plaint encore. Souvent, elle diminue avec le temps, aussi bien en intensité qu’en fréquence. Mais il arrive qu’elle réapparaisse avec autant d’impact qu’au tout début.elle peut être parfois remplacée par des sensations de chaud, de froid, de picotements, de fourmillement, de crampe, de constriction. Essentiellement tous les types de sensations que le membre a pu faire ressentir durant son existence avant l’amputation.
Ces sensations sont expliqué par le fait qu'une partie du cerveau qui a toujours ressenti le membre fait état de sensations au reste du cerveau. La partie pensante du cerveau sait, elle, que le membre a été amputé. Il existe alors des informations très différentes voire paradoxales qui se promènent dans la tête et l’esprit.(2)

Douleur et souffrance, quelle est la différence?
Quelle que soit l’étiologie d’une douleur, même d’origine psychologique (deuil, traumatisme, séparation) elle est vécue par la personne comme n’importe quelle autre douleur.
L’état psychique influence fortement la perception de la douleur. La douleur est plus difficile à supporter si la personne est déprimée ou anxieuse et de nombreuses douleurs chroniques se rencontrent dans les problématiques de pathologies du lien (divorce, licenciement, retraite, décès, abus sexuel). Alors qu’une douleur qui persiste sans être prise au sérieux peut provoquer un tableau dépressif et une maladie dépressive peut s’exprimer uniquement sur le mode
douloureux (migraines ou lombalgies). .(3)
Cependant si la douleur morale est considéré comme une pathologie psychique , elle a une signification différente de la douleur corporelle: celle de la souffrance.
En fait la souffrance est ce qui fait dire "je suis mal"alors que La douleur est ce qui fait dire "j’ai mal".L’étymologie du mot "souffrance" est d'ailleurs très intéressante :le mot souffrance vient de deux mots latins : le préfixe "sub" qui signifie "en dessous" et le verbe "ferre", qui signifie "porter".Le mot représente donc l’image d’un support, qui porte tout ce qui se trouve dessus.
Au sens le plus philosophique des deux termes , on se l'explique par le fait que :
"La douleur est sa propre réalité alors que la souffrance est son propre sens, le paradoxe étant qu’il est impossible au sens d’être sa propre réalité, tout sens étant renvoi, extériorité à soi, rappel ou anticipation d’autre chose. Alors que la douleur pourrait idéalement être bloquée en elle-même, circonscrite en son lieu particulier et par là ramenée à l’existence, la souffrance est sa propre extériorité et par là déjà rapportée à la vie. Son extériorité n’est pas l’extériorité d’une chose relativement à une autre mais celle du sens relativement à lui-même. "(4)
Autrement dit , si la douleur constitue la sensation nociceptive consciente, la souffrance elle est l'expérience de cette sensation, que le cerveau intègre dans l'inconscient.
Ceci dit la fil fin qui sépare les deux est souvent source de confusion et par abus de langage on dit de quelqu'un qu'il souffre du dos ou qu'il est en douleur à la suite d'un deuil etc..

la douleur ça se soigne comment?

Fini le temps ou les chirurgien opéraient sans anesthésie, ou celui les femmes accouchaient dans la douleur , aujourd'hui remédier à la douleur est une priorité, et pour ceci on fait appel aux antidouleur.
Le terme antidouleur désigne les procédés mais également et avant tous les médicaments destinés à lutter contre la douleur. Le terme scientifique équivalent est antalgique. Du grec an, privatif et algos "douleur", il s'agit de médicaments (appelés également analgésique) qui permettent d'atténuer, voire de supprimer la douleur.Les antalgiques les plus puissant et les plus anciens sont les opiacés , substances dérivés de l'opuim.

La petite histoire de l'opium

l
e pavot à opium est connu depuis plus de 4 mille ans avantJ-C. Des graines et des capsules ont été retrouvées dans des habitats néolithiques européens datant de cinq mille ans avant notre ère. Les Sumériens le connaissaient près de quatre mille ans avant notre ère et une de leurs tablettes le qualifie de plante de la joie. Il était largement utilisé aussi dans l'ancienne Égypte, notamment par les Pharaons, non seulement à des fins thérapeutiques mais également pour ses propriétés psychotropes*. Dans la Grèce antique, il figurait sur des monnaies et la déesse Déméter( déesse greco-romaine de l'agriculture)était représentée avec des plantes de pavot dans ses mains. Le Népenthès, boisson procurant l’oubli de tous les chagrins décrite par Homère dans L’Odyssée, contenait vraisemblablement de l’opium de même que le soma de l’Inde antique. Il a probablement été introduit en Inde par les armées d’Alexandre le Grand trois siècles avant notre ère mais sa culture ne s’y est développée que vers le neuvième siècle. A la fin du treizième siècle, Marco Polo observa des champs de pavot dans le Badakhshan, région du nord de l’Afghanistan où se trouvent encore aujourd’hui de nombreuses plantations.

La morphine fille ainée de l'opium

AU XIX siècle, les progrès de la chimie permettent d'isoler une substance active pure de l'opium : cette substance fut nommée morphine, en référence à Morphée, le dieu grec des rêves. La découverte des autres alcaloïdes de l'opium (plus de 20 substances actives différentes) suivit rapidement celle de la morphine. Au milieu du siècle, l'utilisation des alcaloïdes purs commença à se répandre dans le monde médical, prenant le pas sur l'utilisation de préparations d'opium non raffiné.

Utilisée à grande échelle sur les champs de bataille (Crimée 1854-1855, guerre de Sécession aux Etats-Unis 1861-1865), elle génère la « maladie du soldat », première toxicomanie moderne. Son efficacité contre la douleur et la renommée acquise dans les traitements contre la tuberculose, désigne la morphine comme un traitement dénoué de toute composante addictive. Les soldats dépendants à la morphine seront soignés par la suite par un nouveau dérivé opiacé, l’héroïne.

La dérive avec la morphine ont débuté lorsque on a commencé à l'utiliser sous forme injectable.
Elle est alors utilisée pour tout et par tous, en particulier dans le milieu médical où on découvre son effet dysphorisant se développe alors le morphinisme.
C'est devant cette montée de toxicomanie qui n'était pas seulement le fait de la morphine, mais également d'autres substances, que le corps médical amalgama propriété antalgique et propriété dysphorisante en condamnant d'un seul bloc le médicament.

Ce n'est qu'au début des années 50 que les hospices anglais redécouvrent les bienfaits de la morphine en composant le cocktail de Brompton( cocktail fait de morphine ou héroine associé, à la cocaïne et l'alcool)mais le réservant encore seulement aux derniers moments de la vie.(6)

La morphine agit sur la douleur en augmentant le seuil de perception de la douleur( diminue la sensibilité à la douleur), modifie la perception douloureuse (Pour certains malades, la douleur est toujours présente, mais la morphine entraîne un certain détachement vis-à-vis d'elle.) .Elle diminue les réactions à la douleur :objectivables (cris, gémissements )et subjectives ( appréhension, interprétation) .

En soi, l'effet de la morphine comme calmant est sûr et de durée limitée. Mais l'accoutumance à la morphine peut poser un réel problème. C'est encore plus le cas avec l'héroïne, qui contient une morphine chimiquement modifiée, atteignant le cerveau beaucoup plus rapidement. L'héroïne engendre ainsi beaucoup plus de dépendance que la morphine.

Un grand problème posé par l'héroïne est que son effet s'arrête tout aussi brutalement qu'il commence. Le consommateur est subitement confronté à un creux, ce qui revient à une invitation très pressante à reprendre une dose, c'est le syndrome de manque. qui se voit lors des crise de sevrage des toxicomanes par des : sueurs, larmoiement, mydriase, douleurs musculaires et crampes, troubles digestifs (vomissements, diarrhée), hypertension, anxiété, agressivité, hallucinations.

Le corps et ses propres drogues

Découverte au cours des années 1970 par Hans Kosterlitz et John Hughes dans le cerveau d'un cochon, l'endorphine(association entre endo =endogène et de morphine) initialement appelé Enképhaline (du grec enkephalos: dans la tête) est une morphine endogène produite naturellement par le corps humain, et retrouvée notamment au niveau du système digestif, de la moelle épinière et même du cerveau. Après une expérience faite sur un rat, l'on remarqua que, ces récepteurs opiacés étaient à l'origine de sensations de plaisir chez les mammifères. Mais à quoi servent exactement les endorphines ?
Les endorphines ont pour rôle, de contrôler de la respiration et le transit gastro-intestinal, de moduler la réponse hormonale et celle immunitaire, de provoquer des sensations de plaisir, de diminuer le stress et d'atténuer la douleur, de provoquer le sommeil ainsi que le sentiment amoureux durable.
Les effets des endorphines se mesurent au niveau de la libération en grande quantité, où, elles peuvent provoquer un sentiment d'euphorie, d'extase ou encore une sensation quasiment comparable à la prise de drogue, sauf que ces dernières sont bénéfiques à l'organisme.
Les endorphines permettent à l'organisme de garder son équilibre, son bien être. Et tout stress, toute situation exigeant de rester en alerte, entraîne une augmentation de notre sécrétion d'endorphine..(7)


L'amour opium du peuple?

Il est maintenant prouvé que les endorphines est l'un des principaux composant du cocktail de l'Amour.En effet le sentiment amoureux en plus de l'acte amoureux inondent le corps d'endorphines., et la notion de septième ciel qu'on décrit lors de l'orgasme serait en rapport avec un point de secrétion culminant d'endorphines.
Par ailleurs,L'hypothèse de la saturation du cerveau émo­tionnel en endorphines lors du bonheur amoureux expliquerait le phénomène que représente le chagrin d'amour qui suit une rupture amoureuse. En effet, le comportement de la personne aban­donnée par l'être qu'elle aime présente des signes tout à fait ressemblants avec ceux observés chez les drogués en manque de morphine : anxiété permanente, insomnie, agitation, irritabilité, agressivité à l'égard de son entou­rage, troubles auxquels succède une phase de repli, de prostration, de désintérêt pour le reste du monde.Ne peut-on alors concevoir, toujours dans l'hy­pothèse « morphinique » de l'amour, que la rupture amoureuse corresponde à un véritable « sevrage » brutal en endorphines du cerveau émotionnel et le chagrin d'amour à un « manque » en morphines endogènes?(8)


l'Endorphine sur la voie de la Méditation?

D'après un article publié par Dr Jacques VIGNE, une étude du Dr Levine de l'université de Californie l'endorphine peut être reliée indirectement à la méditation: Levine a montré que les endorphines médiatisaient l'effet placebo, c'est-à-dire que les patients qui suppriment leur propre douleur en croyant avoir reçu un médicament efficace le font par l'intermédiaire des endorphines. . L'effet placebo est un exemple particulier d'auto-suggestion qui est une méthode qu'on peut relier sans difficulté à de nombreuses sortes de méditation, même si ces dernières ne sont pas réductibles exclusivement à une auto-suggestion.
Donc Si les endorphines permettent d'expliquer le bien-être éprouvé en méditation ,Si par une pratique précise on peut fabriquer sa propre morphine à l'intérieur du corps, n'est-ce pas un gage d'autonomie par rapport à toutes sortes de dépendances, depuis la drogue et l'alcool jusqu'à cette dépendance fondamentale qui consiste à rechercher le bonheur à l'extérieur alors qu'il est déjà là, présent en nous?

Pour boucler la boucle

Finalement ,qu'elle soit vécu comme une sanction ou comme une voie de purification , la douleur est avant un moment de détresse et de peur qui atteint l'homme au plus profond de lui-même . toute réflexion dessus amène à réfléchir sur les rapports très étroits de l'esprit et du corps, et la compréhension de plus en plus fine du phénomène montre qu'il ne peut y avoir de dichotomie (séparation) entre le somatique (le corps) et le psychique, sauf éventuellement en ce qui concerne le mécanisme générateur du processus algique.

De plus si Hippocrate disait, il y a bien longtemps, que « soulager la douleur est une chose divine ». bien qu'il voulait dire que la douleur était l’affaire des dieux,Le traitement de la douleur se trouve malgré lui intimement lié à aux notions de paradis et d'enfer, que ce soit de par la representation culturelle de la douleur que celle de la quête de paradis artificiels aussi éphémère soit-il à l'origine du trafic florissant de stupéfiant dans le monde et qui laisse croire qu'il est utopique d'imaginer de nos jours un monde sans drogues.




(1) Extraits de La douleur, point de vue d’un psy !(Pr Zouhair EL HECHMI ,société tunisienne de medecine interne)

(2)Douleur et membre fantôme

(3)La douleur en question( Société d’étude et de traitement de la douleur)

(4)Philosophie en ligne

(5)les antalgiques

(*)psychotrope:Le terme psychotrope signifie littéralement qui agit, qui donne une directionà l'esprit ou au comportement (psycho). (trope)

(6)psydoc

(7)Aqua design

(8)Phiol-5

pour en savoir plus:

Contrôle de la douleur:

Douleur des membres fantomes

Le tour du monde des drogues(dossier du Routard)

20 commentaires:

khanouff a dit…

Juste pour dire merci d’avoir passé par mon blog mais j’avoues ne pas être adepte des longs billets :)

arthémisia a dit…

Merci Mocka d'avoir éclairé scientifiquement ma lanterne sur les liens existants entre les endorphines et la douleur.
J'aimerai également comprendre comment le sensitif peut intervenir dans le traitement de la douleur. Moi qui dessine et peins, j'ai remarqué (et d'autres peintres célèbres l'ont fait avant moi- cf. Kandinsky), que certaines formes (les angles obtus, les courbes larges) et certaines couleurs (le bleu) , apaisent alors que ce qui est pointu et jaune occasionne le malaise.
Les couloirs d'hopitaux sont d'ailleurs souvent bleu (ou vert pâle).
Je comprends qu'une forme pointue soit agressive, perçue comme une flèche, ou qu'un jaune vif soit violent sur la rétine mais comment la vision d'une courbe ou d'un bleu aérien peut elle apaiser? Est ce encore ces endorphines?
Si oui, dis moi vite dans quel supermarché on en trouve. Je suis prête à me ruiner!!!!
Le chocolat a la réputation d'assurer certaines compensations . Beaucoup de mes ami(e)s déprimé(e)s, s'en gavent.
Y a t-il d'autres produits alimentaires qui en contiennent et qui ne sautent pas...sur les fesses!!!???
J'ai également entendu parler du fait que faire du sport pouvait augmenter la fameuse sécrétion de ces endorphines. Mon expérience personnelle m'a en effet prouvé qu'une bonne heure d'abdo -fessier me procure un "plaisir" (le mot est peut-être un peu fort mais je crois que la sensation est supérieure à celle du simple bien-être...)fou. Plaisir d'avoir repoussé ses limites peut-être? Plaisir d'avoir tout fait pour obtenir un corps de rêve? Plaisir de bouger et de se voir bouger devant la glace? Ou simple processus physiologique? Je ne saurai dire.

amitié et bises
Arthi

Mocka a dit…

@khanouf: les gens pressés sont peu servis ces jours ci par ici.c comme ça!
@arthi:
réponse lundi matin.Si mon "science"ne s'évapore pas au soleil!
(c'est l'été, faut bien en profiter!)
Bisou

arthémisia a dit…

J'ai trouvé ce dimanche par hasard sur le web un article sur le rapport taille/endorphine assez ...dérangeant (je mesure 1m70!!!)
http://www.savants.fr/index.php?texte=50

Mocka a dit…

@Arthi:
très interessant l'article.Mais je vois pas en quoi ça dérange.A ce que j'ai lu, la différence grande taille/petite taille est le fait que la même quantité de morphine se trouve un peu plus comprimé .ça veut dire donc que les gens de petites tailles ont un Excès d'endorphines, par rapport aux Grands, n'est ce pas?et puis l'endorphine a un role aussi dans la stimulation des hormones de croissance, donc être grand ne signifie pas forcément peu d'endorphines, si j'ai bien compris!?
l'article ne mentionne pas d'autres hormonescomme la Phényléthylamine qui est à la passion ce que l'endorphine est à l'amour( l'endorphine intervient surtout dans le sentiment amoureux durable, on dit même que "Les endorphines tendent à apaiser le fougueux et irraisonné volcanisme sentimental de la passion Elles procurent calme et sérénité en participant à la mise en place d'un climat interne de détente, de stabilité et de tranquillité".), ou encore L'ocytocine qui est l'HORMONE de l'amour par excellence.D'ailleurs la secrétion d'ocytocine est plus importante chez la femme que chez l'homme puisqu'elle intervient aussi dans la maternité et l'allaitement.( une hormone très interessante cette ocytocine!!!)
Donc quand il s'agit d'hormones, il devient difficile de trancher, je crois.

Pour répondre à ton premier commentaire, il se trouve que tte situation de stress ,que ce soit physique ( comme l'effort) ou psychique(comme la peur),stimule la secretion d'endorphines.Par contre pour que ce soit efficace il faut que l'exercice dure au minimum 30min.
d'ailleurs y'a un article intéressant sur la relation endorphines-sport:
http://bruno.chauzi.free.fr/
conseils_course_endorphines.htm.

Le sucre comme le chocolat stimule aussi la secretion d'endorphine , mais ce qui particulier avec le chocolat est le fait qu'il est très en rapport avec Phényléthylamine que j'ai cité plus haut.le vin rouge et le fromage sont aussi en cause ds la secretion de Phényléthylamine.(Faut faire des courses cette après-midi!)
pour ce qui est des couleurs et formes, il est certain que celle ci sont très en rapport avec l'effet placebo dont j'ai déjà parlé(la santé entre les deux oreilles-1)
.D'ailleurs la production de nouveaux médicaments prend en compte la forme et la couleur.
La couleur blanche est associée au traitement de la douleur, la couleur orange et jaune à un effet psychostimulant, la couleur lavande à un effet hallucinogène, alors que la couleur grise n'évoque rien.
d'ailleurs on dit que le bleu et le vert ont un effet apaisant sur le système nerveux, le blanc a un effet antisceptique. On dit aussi que l'on utilise le vert en chirurgie pcq c complémentaire de la couleur rouge du sang! ça veut dire quoi je ne sais pas.Peut être que toi tu me réponderais?
Voilà Mme l'artiste, j'ai été utile j'espère.
désolée pr les fautes d'orthographes ds le commentaire précendent, (qd on part à la hâte!...)
Chaleureusement

Arthémisia a dit…

Merci beaucoup. Tout s'éclaire un peu: bon je vais faire mes courses. alors du vin, du chocolat, du sucre... un beau mec et je fais repeindre la maison en ???...la chambre en orange (ma couleur préférée) et ce sera le bonheur assuré!
bises
Arthi optimiste même si elle rétrécit (!!!)

Maxime a dit…

H3- Ouf ! Passionnant tout cà !
La première pensée qui m'est venue en cours le lecture est "instinct de survies"
- survie physique
- survie de l'affect
- survie du psychisme
La douleur et la souffrance seraient des "alarmes" à tout ce qui pourrait interférer le bon fonctionnement des trois éléments principaux qui régissent l'être humain. (périls en nos demeures...)

Le cerveau serait le chef d'orchestre de trois "instruments-instrumentistes" (déjà...schtonk !)
Pour la plus grande majorité d'entre eux, à leur création, les instruments sont de très bonnes qualité. (avec certaines "stradivariances"...)
L'avenir et l'harmonie de l'orchestre dépend du fait que les instruments sont appelés à devenir... instrumentistes.
Et là, souvent..."the cacaphonie".
Douleurs (certaines)et souffrances = couacs !
Un instrument sans instrumentiste pour l'entretenir subira les outrages du temps de l'abandon, des facteurs corrosifs zet érosifs des multiples conditionnements.
De plus,et de ce fait, les instumentistes se disputent fréquemment.
(Parfois à un point tel... le Boléro de Ravel...)
Etc... Etc...
----
Peut-être ceci : "Je souffre, donc je ne Suis pas."
Egalement:
Avoir la souffrance...
Etre la souffrance (pathologie)
De même :
"Je suis diabétique" ? ou... "j'ai le diabète".
Et............................................................................................. etc.

Bon, j'arrête le TGV à la station "Dîner".

La route est longue, filante, immense..., passionnante... J'ai encore au moins 3 tonnes et 100 kms de choses à dire ! (rires...)

Merci *Mocka de... tout ça !
Bonne soirée à tout le monde...

Mocka a dit…

@Max
"Je souffre, donc je ne Suis pas" ou peut être je souffre dc Je suis.Car la douleur est qqe part ce à quoi on peut reconnaitre son corps.
Si je te dis , ton pouce par exemple, probablement que tu n'y avais pas pensé depuis des jours des semaines.Il suffit que tu t'y fasses mal pour que tu ne penses plus qu'à lui, à ne pas appuyer dessus, à ne pas le bouger etc
D'un coup il exite ce pouce ..Comme s'il te disais en permanence "eh oh chui là!"
D'ailleurs pour les enfants il est essentiel de se faire mal qqe fois , pour leurs apprendre à prendre conscience des limites de leurs corps.
Oorchestre et chef d'orchestre qui s'entendent et s'ecoutent tant bien que mal, chacun tire de son côté, n'est ce pas ça l'humanité de l'homme?
gros bisous à toi
amicalement

Maxime a dit…

"ou peut être je souffre dc Je suis."
Je souffre, donc j'existe, je suis vivant...Je "existe"
N'est-ce pas différent ?

Maxime

Mocka a dit…

@Max :
OOps je surveille ma langue avec Max!Mr est à tatillon sur les verbes!
Peut être pcq on parle de corps là que je prenais le sens tangible de "je suis" .
j'existe veux dire une présence de soi
Etre pour soi et être pour les autres.
"je souffre dc je ne suis pas"
et..
je souffre donc je suis autrement?
hmmmm , j'y pense.

Mocka a dit…

@max: One more thought
Si la douleur a une vertu c'est bienavant tt, qu'elle incite l'homme à s'interroger , à fouiner, à se sonder lui meme , et à chercher la rescousse qqe part en lui ou autour de lui ? celà ne ns ramène t-il pas à cette définition cartésienne de "Je suis"? J'ai mal dc je suis ou je suis mal dc je suis, a t-il tjs un sens?

maxime a dit…

Mouais... sac de noeuds !
Mr. Descartes avait-il toutes les cartes en mains ? Me demande...
La pensée cartédienne me semble circulaire, et non pas spirale. Le périmètre, aussi large soit-il, n'en reste pas moins un circuit fermé. Considérons que cette forme de pensée se cantonne dans le cadre d'une mathématique-spiritualiste de géométrie plane humaine.
C'est une première étape, indispensable certes, mais ce n'est qu'une étape...
Descartes, c'est "l'existence", mais pas "l'étance"(être)

Ister=être, puis il ya "ex-ister" et "in-ister" (sans vouloir insister...)

Il y a des crises existentielles (avec somatisation apparente ou non)
Il ne peut y avoir de crise "étantielle" (être en ciel ?)
----
Donc, soignons les maux humains, bien sûr... Mais attention à la médecine substitive, paliative.
Soigner les effets, oui..., mais quelle est la cause réelle, originelle ?
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Dr.Mocka, Dr. Maxime vous souhaite une bonne soirée !

maxime a dit…

Mocka
J'ai écrit: quelle est la cause réelle, originelle ?
Je voulais dire quelle est la cause.. de la cause ?
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Je repense à ces mots: "Et le Verbe s'est fait chair" (cher ?)
Est-ce le Verbe qui souffre, ou la chair ?
Peut-être la chair souffre-t-elle aussi quand elle oublie qu'elle est la carnation du Verbe...
Chair égarée... chair dolorée ?
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Peut-être pourrait-on considérer le mental comme on cordon de connexion entre la chair et le Verbe.
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Le Verbe dans le sens immensément large de "expression de l'Univers"

Bon, c'est tout pour l'instant...
Mes amitiés à tes neurones
(ça fait du monde !)

Mocka a dit…

@ Max: Voilà de quoi occuper mes neurones pendant la journée-On a bien le droit a un temps de reflexion, non ?:)
en attendant, un petit texte trouvé sur evene.com, Enjoy!
"Le mal existe-il?
Un jour, un professeur d'université a décide de défier ses étudiants
Il a demande est ce tout ce que Dieu a crée existe?
Un étudiant a répondu bravement oui
Tout, a demande le professeur
Oui tout, c'était la réponse de l'étudiant
En ce cas, Dieu a crée le mal, c'est vrai?
Parce que le mal existe dit le professeur
Sur ce point, l'étudiant n'a pas de réponse, il a réfléchi en silence
Le professeur était ravi de l'occasion d'éprouver une autre fois que la foi était seulement un mythe.
Soudain, un autre étudiant lève la main et demande: est ce que je peux poser une question professeur ?
Bien sur, c'était la réponse.
Le froid, existe-il?
Bien sur, le professeur a répondu, est ce que tu n'a jamais senti le froid?
Réellement, monsieur, le froid n'existe pas
Selon les études physiques le froid est l'absence totale et complète de la chaleur.
L'objet peut seulement être étudié s'il possède et transmette une énergie, et c'est la chaleur d'un objet qui transmette, c'est l'énergie
Sans chaleur les objets sont inertes, incapable de réagir
Mais le froid n'existe pas.
Nous créons le terme froid pour expliquer le manque de la chaleur
" et l'obscurité" continue l'étudiant
Elle existe le professeur a répondu
Encore une fois vous avez tort monsieur
L'obscurité c'est l'absence totale de la lumière
On peut étudier la lumière et l'éclat mais pas l'obscurité
Le prisme de Nichols montre la variété de plusieurs couleurs dans lesquelles la lumière peut être décomposée selon la longitude des ondes.
"obscurité", on a crée ce terme pour expliquer l'absence totale de la lumière
Finalement, l'étudiant a demande "le mal", monsieur, existe-il?
Dieu n'a pas crée le mal, le mal c'est l'absence de Dieu dans les cœurs des gens,
C'est l'absence de l'amour et de l'humanité et de la foi.
L'amour et la foi sont comme la chaleur et la lumière,
Ils existent, leur absence conduit au mal
Maintenant, c'était le tour du professeur de réfléchir en silence…
Le nom de cet étudiant était Albert Einstein"

Mocka a dit…

@maxime:

Tu dis"Peut-être pourrait-on considérer le mental comme on cordon de connexion entre la chair et le Verbe."
je dis qu'est ce que le "Mental"?je suis d'accord ds le sens où l'on considère queLe mental est l'esprit que l'esprit est l'âme consciente arrivé au stade verbal.
Si tout état d'âme influence le corps, et que tout changement dans le corps influence l'âme , le Verbe serait un 3ème maillon de la chaine et non pas celui du milieu?

Est-ce le Verbe qui souffre, ou la chair ?
le verbe évangélique duquel je sais peu mais je me demande si"Tout ce qui existe dans l'univers est du Verbe", donc la matière est du Verbe, je te ramène à ta question "La matière souffre t-elle?"

"Soigner les effets, oui..., mais quelle est la cause réelle, originelle ?"Faut-il avoir forcément une cause? si oui tte chose causée et causante , et l'inverse?des cercles concentriques ?
Pas facile de la trouver cette cause, en tt cas ça prend tte une vie pour la reconnaitre chez certain?
tu me rapelle cette histoire de "tt homme sain est un malade qui s'ignore".
Voilà
à bientot

Maxime a dit…

Mocka...
Tu soigneras aussi les maux que tu as et auras engendrés.
Le corps à la loupe... et l'Esprit "out"...

Fin du - Devoir de vacances-
Sourire amical
Maxime

Mocka a dit…

très gratifiant Merci
qqe cheveux blanc tt de mm
et un 5/20
Waouh ce ke je suis forte.
heureusement finies les vacanaces!!

Maxime a dit…

@Mocka
Fin du - Devoir de vacances-
Alors disons : Fin des devoirs de vacances ?
Il s'agit, là, d'une question...
(Finito ?)
Affectueusement,
Maxime

Mocka a dit…

Qd Maxime pose des questions ça craint!
alors, fin du devoir de vacances, oui.
Fin des devoirs de Vacances,bientôt! 'fin, not yet.
bisous

Anne Marie a dit…

Bonjour
Même si c'est un long billet ,avec de longs "coms" merci c'est très intéressant .Arthi m'a envoyé dans ton univers ,car je viens de faire un billet sur la "souffrance" suivant le bouddhisme!!!Mon billet, est moins complet que le tien ,merci pour toutes ces explications.A bientôt de te lire.
Cordialement

 
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