mardi 1 juillet 2008

Bonheur Noyé

mardi 1 juillet 2008
Photo de JS Monzani

Il choisit toujours la solution la plus compliquée , l’inexorables lois de tout parfait. Jamais il n’aurait songé, que le sang pourrait régurgiter dans ces veines collabées.
Pourtant , depuis ce jour il était comme happé, aspiré , dévoré .
De l’eau à perte de vue, et une émotion qui remonte jusqu’aux tréfonds.Oui il l’aimait.
Plusieurs mois ont passé.Ils se sont croisés, décroisés, recroisés. Ils n'osait pas se l'avouer , parce qu'il ne faut pas parce qu'ainsi il n'était plus lui. Pourtant, un soir il a fait un rêve bizarre. C'était cet énorme château à moitié noyé, recouvert mais qui émergeait , flottait en tergiversation et divaguait. Il n'avait point compris .Mais aujourd'hui il sait. La vérité s'est dénudé: Le bonheur c'est d'être chez soi dans ce qu'on fait, dans ce qu'on dit , dans ceux avec qui on est.Le bonheur c'est cette bâtisse qu'on crée , enveloppe tout ce qu'on est .Le bonheur c'était ce château qui divaguait.Le bonheur c'était en elle qu'il aurait trouvé.


Pour paroles plurielles

mercredi 6 septembre 2006

Des Mots à Dieu

mercredi 6 septembre 2006



"Eh oh! y'a quelqu'un!".Une,deux, trois fois, un chien aboie mais le ciel de silence engloutit la voix.Il s'assoit sur le banc , entoure ses jambes de ses bras et dit:

"Dieu pourquoi ne réponds-tu pas? Maman dit que tu vis là haut au ciel mais pourquoi ne réponds-tu pas? Elle me frappe et me dit Dieu te punira. J'ai rien fait je voulais juste lui écrire"JE T'AIME" en grand sur la porte de la cuisine avec la peinture de papa.
Dieu, dis lui que j'ai rien fait, toi elle t'écoutera.Si je vais le lui dire moi-même je sais qu'elle n'entendra pas. Elle pleure tout le temps depuis que papa est parti avec la belle dame que j'ai vu l'autre fois. Elle pleure et dit que c'est de ma faute si papa ne l'aime pas. Mais moi je l'ai vu l'embrasser l'autre jour, comment ça se fait qu'il ne l'aime pas.Dieu il faut que tu lui expliques ça, de moi elle ne comprendra pas.
Dieu peux-tu lui expliquer aussi que j'ai mal au ventre la nuit des fois. Je me réveille souvent pour aller aux toilettes mais j'y arrive pas.Pourtant j'ai besoin de faire pipi mais j'ai peur de la réveiller au son de mes pas.
Dieu mami dit que tu nous aimes mais pourquoi tu ne réponds pas. Je peux attendre tu sais ..mais là ..Ah! ça revient..J'ai terriblement besoin..."

mercredi 26 juillet 2006

Sur l'Art de se ronger les ongles..

mercredi 26 juillet 2006

"Faire le mal est un plaisir, non une joie. La joie, seule vraie victoire sur le monde,est pure dans son essence, elle est donc irréductible au plaisir, toujours suspect et en lui-même et dans ses manifestations." *
Quand le mal est tourné contre soi ça n'est plus du mal c'est du plaisir tout cru, du plaisir à tuer,à Se tuer, Se détruire, Se consumer, S'éventrer, Se torturer,S'estropier... Plus d'interdit, aucune loi ne condamne..Personne n'est suspect.. d'aucuns n'est victime..Cruelle chose qu'est d'être Soi.On entend sa voix au fond de sa tête,des murmures, des chuchotements, des idées bien claires et des non-dits. Tous ceci, on le sent, on en est conscient. Mais quand l'automutilation devient inconsciente ça se voit. Comment? Un seul exemple suffit ,Onychophagie. Un mot comme je les aime ,bien savant, bien pesant mais qui n'a d'autres sens que : "Se ronger les ongles".
"Onychophagie est un tic apparaissant lors d'états anxieux dû à des tensions internes.En simplifiant le problème, on peut dire que le sujet qui se ronge les ongles cherche inconsciemment à ronger un problème qui le préoccupe. La décharge psychomotrice visible dans l'onychophagie et autant d'énergie psychique gaspillée, qui normalement devrait servir à résoudre le problème à l'origine des tensions ,si tant est ce que ce dernier puisse être conscientisé. Il peut être utile d'aider le sujet à se placer dans un état de relaxation interne, de l'aider à prendre conscience des représentations qu'il refoule puis à modifier la perception qu'il se fait de ces dernières." (1)
Se ronger les ongles (onychophagie) est un symptôme assez fréquent : 10 à 30% des enfants scolarisés (garçons comme filles), se rongent les ongles. C'est très fréquent entre 11 et 13 ans.
Il s'agit non seulement de se ronger les ongles des doigts des mains mais parfois aussi des orteils. Elle s'étend facilement à la peau qui avoisine l'ongle.
Dans son expression minimale, elle correspondrait à l'utilité de régulariser l'extrémité des ongles. Cependant cette activité " hygiénique" s'exagère pour certains individus (enfants ou adultes) et devient une activité compulsive, non maitrisable, aboutissant à détériorer plus ou moins gravement l'extrémité des doigts.
L'onychophagie est alors un acte auto-agressif dérivé de la pulsion sadique orale retournée contre le corps propre du sujet et manifestant une très forte anxiété. Il s'agit le plus souvent d'enfants vifs, actifs, tendus, autoritaires, en difficulté pour exprimer leurs sentiments..
..le rongeur d’ongle, comparé à ses camarades « normaux », semble plus indifférent, plus instable, plus distrait, plus désobéissant.
Ces enfants sont considérés comme des enfants difficiles ou « nerveux ». On retrouve souvent, dans la famille, une relation parentale tendue, une riva1ité entre frères et soeurs ou une inadaptation au milieu scolaire.
Un rongeur d'ongle peut aussi être un suceur de doigts; il combine alors le retrait du premier à la nervosité manifestée par le second. L’onychophagie peut persister jusqu’à l’adolescence et même l’âge adulte.
On relève que les enfants souffrant de douleurs abdominales d'origine anxieuse ou émotionnelles ("mal au ventre") présentent assez souvent d'autres symptomes, notamment l'onychophagie. Ce sont des enfants sensibles, nerveux, inhibés, avec de fréquents troubles du sommeil et des difficultés alimentaires. (2)
A l'âge adulte l'onychophagie présente un problème essentiellement d'ordre esthétique: avoir les ongles réduits à rien, ou voir la tête qu'on fait en besogne n'est pas vraiment charmant.
La plupart des rongeurs d'ongles ne "guérissent" pas. Aucun remède reconnu comme tel n'existe pour cette "horrible"autodigestion.Quand on est Rongeur on l'est pour la vie..encore faut-il garder ses dents .
On l'a donc bien compris un homme qui se ronge les ongles est un anxieux- stressé pour lequel on ne peut rien faire sauf "prier"; mais quand c'est tout un peuple qui s'auto- mutile, s'auto-dévore les doigts et même les orteils, il faut l'interner enpsychiatrie.
Allons Arabes préparons nos valises!


(*)Emil Michel Cioran- De l'inconvénient d'être né
(1)Dictionnaire de psychologie
(2) extraits de L'onychophagie -Dr Bernard Auriol

mardi 4 juillet 2006

La santé entre les deux orielles!(2)

mardi 4 juillet 2006




Le premier post à ce sujet parlait de l'effet"bénéfique" du placebo, comment
allez bien par la simple Certitude que qqe chose me fera du bien.Mais il parait que
les placebos n'ont pas que de bons côtés: dépendance , toxicomanie( c'est le cas
de la morphine par exemple)ainsi que tout un ensemble d'effets indésirables
(nausées,hallucinations..etc) regroupés sous le nom d'EFFET NOCEBO.

Mais qu'est ce donc l'effet nocebo?
Du latin « je nuis »,l'effet nocebo est une" sensation désagréable ressentie par un sujet qui a absorbé une préparation pharmaceutique inerte, dépourvue de tout principe actif, ou contenant un médicament qui ne peut, théoriquement, produire une telle impression. "( Dictionnaire des termes de médecine, Garnier Delamare).
A partir du regroupement de différentes expérimentations , les effets nocebo ont pu être énumérés. Sont retrouvés dans l'ordre de fréquence décroissante :
somnolence : 24,7 % ; fatigue : 17,2 % ; troubles gastriques et intestinaux : 16 % ; difficultés de concentration : 13,2 % ; céphalées( maux de tête) : 11,6 % ; bouffées de chaleur : 11,4 % ; tremblements : 11 %.
Il s'agit ici d'un tableau général, il existe encore d'autres effets secondaires tels que les malaises, des sueurs, des problèmes cutanés, des hypotensions ... et il est bien probable que les effets dépendent du type de placebo administré, de la personnalité du patient et des symptômes cibles. Ces effets négatifs varient selon l'idée que vous avez de l'effet de ce médicament.
Si vous pensez qu'il doit être très toxique, vous le supporterez moins bien que si vous l'imaginez très doux. "Par exemple, si quelqu'un vous affirme « ah, tu prends ce traitement ! C'est horrible, moi je l'ai mal supporté ... », vous risquez de ressentir un effet nocebo important. Au contraire, si votre médecin vous affirme « ce médicament est extraordinairement efficace et bien supporté », vous aurez plutôt tendance à bénéficier de l'effet placebo positif !
C'est pourquoi, les notices, les mises en garde et les précautions d'emploi contenues dans les boîtes de médicaments ne sont pas forcément bénéfiques ! Si vous lisez tous les effets secondaires qui peuvent se présenter, vous stimulez l'effet nocebo et vous augmentez vos chances d'y être confronté ! De même, le médecin idéal insistera sur les effets positifs du traitement qu'il vous prescrit, de manière à augmenter son efficacité, plutôt que sur
les effets secondaires gênants qu'il pourrait inciter à survenir en vous en informant
avec trop de détails."(1)

Comment ça marche?
L'effet nocebo n'est que le revers de l'effet placebo,il est généré par les croyances, les attitudes et facteurs culturels" .Il apparaît comme une réponse à une attente d'une deterioration de l'état de santé.Il concrétise ainsi les liens complexes entre la conscience, le système nerveuxet les mécanismes de défense de l'organisme.
En réalité,l'effet nocebo n'estque le résultat du Stress.En effet,"Des études in vitro, des essais sur des animaux et des observations sur les humains ont permis d'émettre l'hypothèse que le stress, qu'il soit de nature physiologique ou psychologique, pouvait contribuer à affaiblir ou à dérégler le système immunitaire. Bien que cette hypothèse ne soit pas encore démontrée de manière absolue, il y a suffisamment de preuves pour que, au sein de la communauté scientifique, un certain consensus se soit établi à l'effet que le stress ait une incidence significative sur le développement et l'évolution de plusieurs maladies, notamment les maladies
infectieuses, les troubles rhumatismaux, l'asthme, les maladies cardiaques et le cancer. la piste la plus souvent évoquée établit un lien entre « l'état d'esprit » et la sécrétion de diverses substances (hormones, protéines, neurotransmetteurs) qui modulent de multiples fonctions physiologiques. On a par exemple découvert que le stress et les pensées ou les émotions
négatives pouvaient stimuler la production des cytokines. Ces petites protéines très puissantes sont sécrétées par des globules blancs (qui ont pour fonction de défendre l'organisme contre les infections) et sont responsables de la régulation de la réponse immunitaire et de la communication intercellulaire. Mais si le stress est trop intense, ou devient chronique, il peut y avoir surproduction de cytokines, ce qui contribuerait à aggraver divers processus inflammatoires associés à un grand nombre de maladies (troubles cardiovasculaires,ostéoporose, arthrite, diabète de type II, cancers, maladie d'Alzheimer, fragilité des personnes âgées, maladies des gencives et divers troubles dégénératifs)"(2)

Nos croyances peuvent-elles nous tuer?
En juilet 1997 un article paru dans Harvard Mental Health Letter attribuait l'effet nocebo à un soi-disant" voodoo deaths." Autrement dit, ceux qui croient au pouvoir des voudous et ont le sentiment qu'une malédiction planent sur eux peuvent souffrir d'effet nocebo pouvant les conduire à une vrai maladie dont ils pourront mourir. Le meme article mentionnait que les opérations chirurgicales faites sur des personnes qui croient qu'il vont mourir pendant l'opération leur sont fatales.

Et si la Maladie n'existait pas ?
«Il y a des millénaires que l'humanité fait plus ou moins consciemment l'expérience qu'en définitive toutes les maladies ont une origine psychique et c'est devenu un acquis "scientifique" solidement ancré dans le patrimoine des connaissances universelles ; seule la médecine moderne fait de nos êtres animés un sac plein de formules chimiques.» Ces propos ont été tenu par un certain Dr Ryke Geerd Hamer, un médecin allemand qui" depuis 1999, vit en Espagne car les
tribunaux allemands, autrichiens, français et suisse veulent désormais le poursuivre. Ils affirment en effet que certains patients atteints de cancers sont morts parce qu'ils auraient suivi ses conseils". Geerd Hamer , a démontré que" la maladie" n'existe pas. Ce que l'on appelle
"maladie" est, en réalité, un programme biologique de survie (du psoriasis au cancer, à la leucémie et la sclérose en plaques), déclenché par le cerveau ancien pour soulager l'encéphale d'un stress intense et durable provoqué par un conflit ou une peur intense et violente qui met l'existence de l'individu en cause. La thérapie de Hamer est une simple psychothérapie très ciblée, qui consiste à faire dire au sujet son conflit et à le dépasser. Cela suffit à annuler le programme biologique de survie. (sidasanté)

Bref,
Bien que le terme "Placebo", ait une histoire de moins 50 ans et que les recherches à son sujets ne datent que d'après le 2ème guerre mondiale, près de la moitié des médicaments produits par l'industrie pharmaceutique ne sont que des placebos. Quelques questions se posent alors:Comment peut-on distinguer le placebo du vrai medicament? et comment distinguer les effets secondaires du médicament de l'effet nocebo?
De plus si Les épidémies qui décimèrent les Indiens lors de la colonisation sanglante et meurtrière des "conquistadores"espagnols avaient pour cause le stress et en aucun cas les microbes importés d'Europe ;comment peut-on savoir si c'est la maladie qui nous ronge le corps où un effet nocebo qui nous ronge le cerveau?
Arrivera t-il un jour où vous irez voir votre médecin pour une douleur abdominale
et qu'il vous dise " vous n'avez rien, c'est dans la tête"? L'avenir nous le dira!


(1)passeportsante.net.
(2)Esante
Pour en savoir plus:
acfas.ca
médecine du mal et médecine des mots
pla.ce.bo.free

dimanche 2 juillet 2006

Infini d'en Bas,Infin d'en Haut

dimanche 2 juillet 2006



Y'a t-il un infini hors de nous?
Cet infini est-il un, immanent, permanent; necessairement substantiel,
puisqu'il est infin, et que , si la matière lui manquait, il serait borné là,
necessairement intelligent, puisqu'il est infini, et que , si l'intelligence lui
manquait, il serait fini là?
Cet infin éveille-t-il en nous l'idée d'essence, tandis que nous ne pouvons
nous attribuer à nous même que l'idée d'existence?
En d'autres termes, n'est-il pas l'absolu dont nous sommes le relatif?
En meme temps qu'il y'a un infini hors de nous, n'ya t-il pas un infini en
nous?
Ces deux infinis (quel pluriel effrayant!) ne se supperposent-ils pas l'un à
l'autre?
Le second infini n'est-il pas pour ainsi dire sous-jascent au premier?
N'en est-il pas le miroir, le reflet, l'echo, abîme concentrique à un autre
abîme?
Ce second infini est-il intelligent lui aussi?
Pense-t-il? aime-t-il? veut-il?
Si les deux infinis sont intelligents, chacun d'eux a un principe voulant, et
il y'a un moi dans l'infin d'en haut comme il y'a un moi dans l'infini d'en
bas.
Ce moi d'en bas, c'est l'âme; ce moi d'en haut, c'est Dieu.
Mettre, par la pensée, l'infini d'en bas en contact avec l'infini d'en haut,
cela s'appelle Prier .
Ne retirons rien à l'esprit humain; supprimer est mauvais.
Il faut réformer et transformer. Certaines facultés de l'homme sont
dirigées vers l'inconnu; La pensée, la rêverie, la prière.
L'inconnu est un océan.
Qu'est-ce que la conscience? C'est la boussole de l'Inconnu.
Pensée, rêverie, prière; ce sont là de grands rayonnements mystérieux.
Respectons-les.
Où vont ces irradiations majestueuses de l'âme? à l'ombre; c'est-à dire à
la lumière.
(...)
Ecraser les fanatismes et vénérer l'infini, telle est la loi.
Ne nous bornons pas à nous prosterner sous l'arbre Création, et à
contempler ses immenses branchages pleins d'astres.

Nous avons un devoir: travailler à l'âme humaine, défendre le mystère
contre le miracle , adorer l'incompréhensible et rejeter l'absurde,
n'admetrre, en fait d'inexplicable, que le necessaire, assainir la croyance,
ôter les superstitions de dessus la religion; echeniller Dieu.
(Victor Hugo, Les misérables)

mardi 27 juin 2006

Pourquoi ANATOPIE ??

mardi 27 juin 2006




Anatopie=Anatomie+Utopie.
Il faut dire qu'en cherchant un nom pour ce blog je n'ai pas trop réflechi, le mot est venu comme
ça, naturellement, comme quoi l'inconscient fait parfois surface là ou on l'attend le
moins. Anatomie et utopie non rien à avoir l'une avec l'autre sauf qqes neurones
au fond de ma tête qui ont échappé à l'usure du temps et des series télé. Alors pour faire un peu "intello" définissons d'abord l'Utopie.
"Dans le langage courant actuel, "utopique" veut dire impossible ; une utopie est une chimère, une construction purement imaginaire dont la réalisation est, a priori, hors de notre portée. Or, paradoxalement, les auteurs qui ont créé le mot, puis illustré le genre littéraire inventé par Thomas More en 1516, avaient plutôt pour ambition d'élargir le champ du possible, et d'abord de l'explorer. Certes, l'utopie se caractérise par un recours à la fiction, par un artifice littéraire qui consiste à décrire une société idéale dans une géographie imaginaire, souvent dans le cadre d'un récit de voyage purement romanesque. Mais imaginaire ou fictif ne veut pas dire impossible : tout rêve n'est pas chimère. Les utopies relevant de la littérature politique, du XVIe au XVIIIe siècle, participent d'une critique de l'ordre existant et d'une volonté de le réformer en profondeur ; le recours à la fiction est un procédé qui permet de prendre ses distances par rapport au présent pour mieux le relativiser et de décrire, d'une manière aussi concrète que possible, ce qui pourrait être. Et l'épanouissement du genre utopique correspond à une période où l'on pense, justement, que, plutôt que d'attendre un monde meilleur dans un au-delà providentiel, les hommes devraient construire autrement leurs formes d'organisation politique et sociale pour venir à bout des vices, des guerres et des misères. En ce sens, les descriptions qu'ils proposent, dans lesquelles ils font voir des cités heureuses bien gouvernées, visent à convaincre leurs lecteurs que d'autres modes de vie sont possibles.Peu à peu, en particulier lorsque l'idée de progrès devient un principe de compréhension de l'histoire humaine, la notion d'utopie apparaît, non plus comme le résultat volontariste de la décision de réformateurs soucieux du bien humain, mais comme ce vers quoi tend le processus historique. C'est, au XIXe siècle, le temps des philosophies de l'histoire. Pour certains, l'utopie est l'horizon de l'Histoire, et il convient d'accélérer le processus pour se rapprocher du règne de la liberté. D'une certaine façon, la promesse de l'histoire rejoint, mais sous une forme sécularisée, l'attente eschatologique des anciennes Apocalypses : la nouvelle Jérusalem viendra, mais cette fois elle ne descendra pas du ciel, elle sera bâtie sur terre, de main humaine, dans un avenir radieux. De nombreux mouvements sociaux, en particulier dans les périodes des grands ébranlements révolutionnaires, sont portés par cette espérance, même si le siècle qui vient de s'achever nous apprend qu'il n'y a pas de fatalité historique, que l'utopie peut se retourner en son contraire, et le rêve tourner au cauchemar.Si l'on demande alors pourquoi l'adjectif "utopique" en est venu à signifier "impossible", peut-être a-t-on là un commencement de réponse : malgré leur dénégation, les utopies modernes sont restées, à tort ou à raison, profondément marquées par l'héritage judéo-chrétien, par la problématique du salut, par les perspectives eschatologiques d'une fin de l'histoire. Peut-être, pour cette raison, renvoyaient-elles à un monde au-delà du monde. Revenir sur cette croyance, ce n'est pas renoncer à l'utopie, c'est lui redonner sa signification première, celle d'un heureux effort de l'imagination pour explorer et représenter le possible. "
Gallica.fr

vendredi 16 juin 2006

La santé entre les deux oreilles!(1)

vendredi 16 juin 2006




"Ce qui est naturel, c'est le microbe. Le reste, la santé, l'intégrité, la pureté, si vous voulez, c'est un effet de la volonté et d'une volonté qui ne doit jamais s'arrêter"disait Albert Camus(La peste).Volonté..santé quel est le rappport diraiton? Cette question ne date pas d'hier et la théorie de l'effet de l'esprit sur la santé non-plus mais ce dont je voudrais parler c'est la trace de cette théorie dans notre époque.En faisant ma petite recherche et en partant de mes cours de psychologie de 1ère année, le terme qui revenait souvent était: EFFET PLACEBO.

Mais qu'est ce donc l'effet palcebo?
L'effet placebo (du latin : « je plairai », sous-entendu : « à qui me demande de prescrire... ») est le résultat d'une mesure thérapeutique d'efficacité intrinsèque nulle ou faible, sans rapport logique avec la maladie, mais agissant, si le sujet pense recevoir un traitement actif, par un mécanisme psychologique ou psychophysiologique. Dis autrement," ça marche juste parce que j’y crois" .(wikipédia) En d'autres mots,L'effet placebo est l'effet psychophysiologique produit par lesplacebos: traitements absolument inactifs administrés à la place de traitements
actifs à un malade ignorant cette substitution. Prenez par exemple la vitamine C, vitamine indispensable à l’équilibre del’organisme. Une carence en vitamine C, comme en souffraient autrefois des marins restés longtemps en mer, provoquait une maladie qu’on appelait le scorbut et qui se manifestait en particulier par une fatigue. Le jour où les marins ont emporté à bord des fruits frais - en en particulier des citrons, qui se conservent longtemps - ils n’ont plus souffert de la fatigue du scorbut. Depuis, on sait que la vitamine C des fruits permet de soigner la fatigue du scorbut, mais chez un tunisien par exemple vivant en l’an 2006, cet effet n’existe pas. Par conséquent, si après avoir pris de la vitamine C, vous vous sentez requinqué, c’est que vous bénéficiez d’un effet placebo.
Il faut préciser aussi tout que les effets psychologiques sont inhérents à toute prescription médicale.C'est à dire que lorsque vous allez chez le médecin pour vous faire soigner d'un mal qqconque, vous vous sentez diminué, affaibli..etc, et vous vous tournez vers cette personne en ayant l'espoir voire la certitude qu'il peut vous guérir de ce mal de là nait le contexte psychique de l'effet placebo.
L’effet placebo intervient donc toujours. Il est en revanche beaucoup plus efficace pour soigner les troubles subjectifs tels que la douleur, l’anxiété, la dépression, etc. Pour mesurer ces troubles, on fait appel à une échelle qualitative grâce à laquelle le patient indique l’évolution du mal qu’il ressent. Pour vous donner une idée, on calme la douleur des polytraumatisés grâce à la morphine.
Une dose standard de morphine améliore de plus de moitié la douleur ressentie chez 75% des patients. Eh bien un placebo de morphine administré dans les mêmes conditions fait aussi bien chez 56% des patients !

Comment ça marche?
L’effet placebo découle de la confiance de l’utilisateur dans le médicament qu’il absorbe, mais ce n’est pas un effet magique - il déclenche, à l’intérieur du cerveau, la sécrétion de substances appelées endorphines, qui soulagent la douleur et divers autres symptômes. Autrement dit, l’effet placebo est la conséquence biochimique d’une suggestion symbolique.

L'effet placebo fonctionne t-il avec de "vrais" médicaments?
Quand, affligé d’un terrible mal de crâne, vous avalez deux comprimés d’aspirine, si vous vous sentez déjà mieux au bout de dix minutes, ce n’est pas parce que l’aspirine fait déjà son effet (elle est encore dans votre estomac) mais grâce à l’effet placebo. Ce qui veut dire que même les médicaments efficaces sont doués d’effet placebo !

Le Placebo a t-il effets si en le prenant on sait que c'est un produit qui ne contient rien ?
Quand je suis au soleil je me sens mieux. Le fait que je sois convaincu que tout cela est psychologique ne m’empêche pas d’aller mieux en étant au soleil. Soyons clairs. La suggestion joue un grand rôle dans l’effet placebo : c’est l’idée même de la méthode Coué. Si vous pensez que tout va aller mieux, tout va aller mieux.
Nombre de personnes connaissent cette méthode dans laquelle il n’y a pas de mensonge. Mais beaucoup ont besoin d’une sorte de « médiation médicamenteuse » pour que la méthode fonctionne. Dans la littérature scientifique, une étude parue en 1965 montrait qu’avouer à des patients traités pour anxiété qu’ils prennent un placebo n’annule pas l’effet psychologique lié à la prise de ce « faux » médicament. Il n’est donc pas nécessaire de mentir pour qu’il y ait « effet placebo» !

Quel est le problème?
"L'effet placebo constitue la frontière entre la science te la magie".Et puisque il revient en gros à cette confiance qu'on met aussi bien en des médecins qu'en des guérisseurs, le mot d'ordre est la vigilance.
Au delà de la montée en puissance des "3azzama" et autres charlatans dans notre socièté,il y'a l'émergence de la mode des médecines douces et surtout de l'homéopathie dont les recherches concernant n'ont jamais montré que l’effet clinique était supérieur à celui d’un placebo.
Par ailleurs,la concurrences entre médecins et le nombre de praticiens qui augmente de plus en plus dans notre pays et dont les méthodes pour attirer"la clientèle" sont parfois douteuses,comment peut-on choisir son médecin en sachant que "deux médecins, possédant les mêmes connaissances théoriques dans le domaine de la pharmacologie, n'auront vraisemblablement pas les mêmes résultats sur des patients similaires et la différence, en plus ou en moins, dépendra grandement de la mise en jeu de ce diabolique effet placebo".

pour en savoir plus:
martin winckler
pseudo-médecines.org
hippocate-arte-tv

dimanche 11 juin 2006

Les vertus des maux!

dimanche 11 juin 2006


Suis-je sur terre ou en enfer
Suis-je d'entre les morts ou les survivants d'Hier

Suis-je maudite ou condamné à un châtiment amer
celui de t'aimer jusqu'à ne plus respirer l'air
jusqu'à suffoquer de passion, perir en solitaire
ma foi est grande mais mon coeur est épuisé..de faire
le martyre ou le guerrier,qui à chaque fois perd

toutes les batailles sous ton regard si fier
Nul ne supporterait mes plaies, mes maux, mes douleurs

Nul n'aurait le don de te vénérer comme je sais faire

Pire que cet amour, n'existe nulle part ailleurs.


Ces qqes lignes je les ai écrit il y'a presque deux ans .A l'époque, alors que mes
copins plongeait dans les annales du bac, je vaumissais mon chagrin sur du papier. Chagrin d'amour? Dans le temps , je le croyais, mais avec du recul toute cette souffrance que je prétendais ou pensais ressentir s'est avéré symptomatique de ma crise d'ado. "Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance que lorsque nous aimons",disait Freud. Ma souffrance à moi, était occultée par un chagrin d'amour.J'aimais qqn qui ne l'avais jamais su, et j'en suis ravie! Car mm si je croyais aimer cette personne je n'avais rien à lui offrir sinon mes doutes et mon mal-être.. Il fallait souffrir pour grandir, et ma souffrance à moi était de l'amour. On rend l'autre coupable de ce qui nous arrive, une manière d'oter le fardeau d'être soimême.
 
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